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Costumes

Le costume de Pont-Aven est considéré comme un des plus seyants de Bretagne. La coiffe de Pont-Aven est connue dans le monde entier grâce à Gauguin et ses amis. Tableaux et gravures, photos et cartes postales témoignent de son évolution au fil du temps.

Description

Le costume de cérémonie des femmes de Pont-Aven consiste en une longue tenue aux larges manches constituée d’un gilet, d’un corselet, d’une jupe et d’un tablier coloré. Selon les périodes, le velours peut être agrémenté de galons et de chenilles de couleurs, brodé de motifs floraux aux fils multicolores ou perlés. Une collerette plissée très ample et une coiffe aux anses de dentelles d’où jaillissent des rubans de soie complètent la tenue.

Le costume des hommes est également rehaussé de broderies aux couleurs vives.
Le costume variait selon l’âge, les conditions sociales, la « mode » et les crises économiques...

Evolution et héritage

Les transformations sont telles que les non-initiées que nous sommes se demandent comment la coiffe de la Reine des Fleurs d’Ajoncs est la descendante de celle des paysannes du XIX° siècle.

Pour comprendre, démontons-la. Elle se compose de deux éléments :
- la petite coiffe (koef vihan) : C’est un bonnet cylindrique, une toque cerclée d’un ruban, directement posée sur les cheveux, elle se porte seule ou recouverte par la grande coiffe.
- la grande coiffe (koef vras) : Coiffe de sortie ou de cérémonie, elle vient « s’emboîter » sur la petite coiffe. Ses deux grandes ailes sont relevées et « pliées » sur le devant sauf en cas de deuil.
Si nous comparons des coiffes d’époques différentes, nous retrouvons toujours ces deux éléments. Elles ont pourtant des allures incroyablement variées.

Avant de devenir vêtement de fête, la coiffe a un rôle fonctionnel : assurer protection et confort. Les tissus, de fabrication locale, sont plutôt grossiers et lourds (chanvre, lin). Le développement des échanges commerciaux apporte des étoffes nouvelles. Les cotonnades sont plus légères ; elles sont aussi plus accueillantes aux broderies, plus dociles aux repassages empesés. La dimension, la forme et le pliage des ailes se modifient ; de même la taille du lostenn ou la profondeur du bonnet. La façon dont sont retenus les cheveux n’est pas sans importance. Ils disparaissent sous la coiffe, s’en échappent en boucles gracieuses, l’auréolent, soigneusement crêpés. Les goûts changent, les coquettes aiment s’exprimer, et les nouvelles matières stimulent leur imagination. L’arrivée des dentelles délicates, des tulles, des satins raffinent la coiffe. Par petites touches successives, les changements des modes de vie, l’urbanisation, les influences extérieures, modifient cet élément du costume. La Bretonne audacieuse qui ose la nouveauté est souvent critiquée mais si son initiative plaît au groupe, elle est imitée, suivie. C’est elle qui décide d’épingler les ailes plus ou moins ouvertes, d’élargir un ruban, de rajouter des broderies, d’adopter la coiffure parisienne…
Le costume est un lien entre les membres d’un groupe et il affirme sa personnalité. Il assure aussi son prestige ! Il faut donc rivaliser d’élégance avec les autres « pays ». De moins en moins sobre et rustique, la coiffe se fait plus précieuse, plus fragile. Réservée aux grandes occasions, elle devient parure de fête.

La coiffe de Pont-Aven est figée depuis les années 1950. Parce qu’elle n’est plus portée au quotidien, elle n’évolue plus. Hier expression de l’esthétique d’un groupe, elle est aujourd’hui un élément folklorique de notre patrimoine.

Son élégance gracieuse n’est plus à vanter, mais au-delà du charme des dentelles et des rubans, ce qui pour nous est émouvant, c’est l’ingéniosité et la coquetterie des femmes anonymes qui, de génération en génération ont su créer, confectionner et nous léguer ce bel héritage.

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