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  • Vue du port de Pont-Aven en aval
  • Vannes de moulin à Pont-Aven
  • Promenade Xavier Grall
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Historique

Une rivière sans rivale

Introduit en Gaule par les romains, le moulin à eau est un progrès considérable que l’Aven se doit d’accueillir (en « domestiquant » l’énergie hydraulique, il épargne à l’homme de pénibles travaux). Mais pourquoi tant de moulins ? Parce que l’Aven est une rivière formidable que les piètres ruisseaux des villages alentours ne peuvent concurrencer : elle seule offre un débit convenable, et son lit encombré de blocs de granite facilite la construction de barrages et l’aménagement de chutes. Elle sait protéger grains et farines des incursions des drakkars normands qu’elle piège à marée basse ; elle transforme les « étangs » des moulins en « pêcheries » poissonneuses. La présence d’un pont et d’un port ne gâte rien à l’heure des échanges. Et puis, il y a du grain à moudre : les moines chassés de (Grande) Bretagne en Armorique sont les premiers à s’atteler à la mise en valeur des terres ; justement ils sont là ! Ceux de l’abbaye Saint-Maurice de Clohars-Carnoët, propriétaires du moulin de Pénanros (il aurait plus de 1000 ans) ; ceux de Landevennec aussi comme semble l’attester la colline Saint-Guénolé.

Une source de revenus...

La construction des moulins n’est pas à la portée des manants. Seuls les Seigneurs et les abbayes peuvent se charger de tels investissements. Ils ont tôt fait de comprendre le parti… et les revenus qu’ils peuvent tirer de ces installations. En imposant un « droit de moutaux », ils obligent les paysans à faire moudre le grain aux moulins seigneuriaux (ou banaux) moyennant redevance, et « afferment » les moulins à des meuniers. Le montant du fermage (loyer) est très élevé, souvent supérieur au rendement d’un moulin. Pour y faire face, les meuniers apprennent l’art de la ruse : ils humectent la farine, par exemple, pour la rendre plus lourde. Une méchante réputation les poursuivra longtemps. La Révolution et la vente des Biens Nationaux leur permettent de devenir propriétaires. Foin des Seigneurs… Euzenou de Kersalaün, Derval de Kerminaouët et autre Couriault du Quilio. Place aux Lollichon, Limbour, Even, Simonou… qui donneront des dynasties de meuniers.

... Et d’inspiration

Chantés par les bardes, immortalisés par les peintres, glorifiés par les poètes, les moulins ont profondément marqué le décor et la vie de la cité. Les aménagements ingénieux du cours de l’Aven, biefs, chaussées, déversoirs… (un ensemble hydraulique sans doute unique en Bretagne) s’estompent imperceptiblement à chaque crue de la rivière. Mais il suffit de fermer les yeux pour se laisser envahir par le vacarme des chutes, le tic-tac des moulins, le brouhaha du va-et-vient des charrettes ou des ânes chargés de sacs. Et pour les nouvelles, tous aux auberges : on y échange de première mouture les informations recueillies par les meuniers et les meunières aux confins de Riec et de Trévignon.

Source d’inspiration, d’admiration, de jalousies, de conflits, de dictons, d’accidents, de légendes, théâtre pittoresque de la vie quotidienne, chaque moulin a son histoire, qui mériterait d’être contée.

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