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  • Vue générale prise du bois d’amour - noir et blanc
  • Vue sur Pont-Aven depuis le bois d’amour
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  • Vue sur Pont-Aven depuis le bois d’amour

Le chemin de fer

Au milieu du XIXème siècle, la Bretagne, pays archaïque, est à la mode, le chemin de fer va permettre sa découverte.

Jusqu’en 1936, date de fermeture de la ligne de chemin de fer, le pays s’étendant entre Quimperlé et Concarneau vibrait chaque jour au rythme de la vibrante locomotive (peut-être une « Mallet » très répandue sur le réseau breton…)

Ritournelle à propos du petit train de Pont-Aven

Pont-Aven m’a-t-on dit
Est un joli pays
Où l’on peut s’amuser
Presque sans rien payer
Le train qui y conduit
Ne fil’pas comme le vent
Pour le faire avancer,
Il faut descendre et le pousser ...

Aménagement du territoire

A la fin du XIX° siècle des lignes ferroviaires principales sont ouvertes en Bretagne (Nantes/Quimper en 1851 passant par Quimperlé et Rennes/Brest en 1865). Dans ce schéma d’aménagement, un réseau intérieur apparaît nécessaire au désenclavement Nord-Sud de la Bretagne et la desserte des régions de bord de mer indispensable au développement économique. Dans ce contexte naît la ligne Quimperlé-Concarneau, non sans susciter un débat animé au sein des communes concernées par l’itinéraire du réseau, réalisé en deux phases. La première tranche de travaux reliant Quimperlé à Pont-Aven est inaugurée en mars 1903 ; la deuxième phase est achevée en 1908, avec un ouvrage d’art, le viaduc de 115 mètres de long, dû à l’entrepreneur Bergé. Cette desserte est décidée par le Conseil général du fait de l’importance portuaire de Pont-Aven et de la nécessité de transporter les huîtres du Bélon.

Cette ligne Quimperlé-Concarneau devient pendant un trentaine d’années vitale pour le désenclavement de cette région côtière, en particulier pour Pont-Aven : outre les marchandises (poissons, huîtres, produits agricoles), l’arrivée du chemin de fer permet la venue des Lorientais et de nombreux étrangers dans la commune, contribuant ainsi à l’essor touristique. Pour les habitants, cette ligne champêtre les conduit au marché de Quimperlé le vendredi. Le tourisme est favorisé ; le transport des marchandises va se faire de plus en plus par wagons au détriment des caboteurs du port de Pont-Aven.

Mais l’exploitation, largement déficitaire, est vers 1936 et remplacée par des transports par cars (Régie et Satos). Plus de michelines rouges à moteur qui dévalaient à grand bruit et à toute vitesse de Baradoz à la gare de Nizon, la traversée du viaduc et l’arrivée à la gare de Pont-Aven se faisant en douceur. Les rails et le matériel furent rapidement enlevés (et expédiés aux colonies ??), et la voie cédée aux communes traversées pour en faire des chemins.

Le bâtiment est caractéristique des gares types du réseau breton : un bâtiment parallèle à la voie avec une annexe de chaque côté et une hall à marchandises accolé. Le crépis était gris ou blanc cassé, les chaînages d’angles en briques ou en granit. Les volets, portes, fenêtres étaient peints en rouge foncé. Le bâtiment des voyageurs comportait un logement à l’étage.

On rêve parfois à toutes ces petites gares qui perlaient notre territoire, symbolisant la modernité et la possibilité pour chacun de se déplacer économiquement. Ces lignes mineures offraient l’accès à un transport collectif convivial, menaient aussi malheureusement et exceptionnellement à la guerre.

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