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  • Vue générale prise du bois d’amour - noir et blanc
  • Vue sur Pont-Aven depuis le bois d’amour
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Le synthétisme

Troisième groupe de peintres, l’Ecole de Pont-Aven

Le destin pictural, c’est Gauguin qui le fonde définitivement. Arrivé en 1886 après 14 heures de voyage en train puis en voiture hippomobile, l’élève et l’ami de Pissarro n’est encore "qu’un impressionniste". "C’est un petit trou pas cher" note le peintre Jobbe-Duval à l’intention de Gauguin : il faut s’y résoudre, c’est cette première qualité qui attire, plus que l’admirable lumière du val. Mais l’impressionnisme ne lui suffit plus ; à la recherche d’un paradis perdu, en quête de lui-même, il cherche à se retremper aux sources d’un monde primitif, archaïque et authentique.

C’est en 1888 seulement que naît de la rencontre avec le jeune Emile Bernard le "synthétisme", consacré en septembre par deux tableaux inauguraux : "Les Bretonnes dans la prairie verte" d’Emile Bernard et "La Vision après le sermon" de Paul Gauguin. C’est la naissance du style « Ecole de Pont-Aven » : aplats de couleurs vives sans perspective, ni modelé – cloisonnement des plans par des cernes – géométrisation de la composition – élimination des détails pour ne garder que l’essentiel – suppression de la perspective en profondeur. Les termes cloisonnisme, synthétisme résument leurs théories.

Oser la couleur – ne pas peindre d’après nature mais exalter – aller à l’essentiel

Comme le dit Sérusier : « … ce ne fut pas une école constituant en un maître entouré d’élèves, c’étaient des indépendants qui apportaient en commun leurs idées personnelles et surtout la haine de l’enseignement officiel … »

Ainsi de 1886 à 1896, un groupe international de peintres forma, en Bretagne, une communauté artistique qui élabora une nouvelle formule picturale en abolissant les conventions. La peinture y acquit, selon l’expression de Gauguin, « le droit de tout oser ». Le premier pas vers l’art moderne était fait. Un petit pas pour l’homme, un grand pas pour l’Art.

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