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Les 15 moulins

Le moulin du Haut Bois

Le moulin du Haut Bois (n°I), appelé aussi Meil Coat Du, "moulin du bois noir", est situé dans un cadre de verdure et de bois, rendez-vous de pêcheurs de saumon . Le moulin date de 1724 (inscrite sur le linteau de la porte). Il dépendait du Seigneur du Haut Bois.

Il a cessé de fonctionner en 1951. En 1959, le propriétaire Coadic fit monter une turbine provenant de l’usine électrique de Pont-Aven (moulin Neuf). Un montage de courroies lui permit aussi de moudre et d’obtenir du courant électrique.

Le moulin du Plessis

Le moulin du Plessis (n°II) tire son nom du Manoir du Plessis situé sur la colline (demeure de la famille de la Villemarqué, propriétaire du Bois d’Amour et de la chapelle de Trémalo). Situé au lieu-dit Mainguinis, il est actuellement démoli. A son emplacement, on peut voir un canal de dérivation qui alimentait une turbine. Ce canal sert à présent à la pisciculture.

Le moulin Neuf

Le moulin Neuf (n° III) à l’entrée de la promenade du Bois d’Amour. Il a cessé son activité vers 1900. A partir de 1899 et jusqu’en 1950, une usine électrique dotée d’une turbine de 18 chevaux, construite en face, fonctionna pour alimenter l’éclairage public.

Le moulin de Kermentec

Le moulin de Kermentec (n° IV) sous le viaduc du chemin de fer. Moulin immortalisé par Gauguin et plus connu sous le nom de son propriétaire de l’époque (moulin David). Construit comme moulin à papier, il a aussi été moulin à grain. On ignore l’histoire des David, propriétaires de ce moulin jusqu’en 1882. Docteur (?), maire de Pont-Aven, Amédée David fût, semble-t-il un gros propriétaire terrien : plusieurs immeubles sur cette rive, autant sur l’autre rive, dont le moulin de Kerneis ; ce qui expliquerait que notre rue Quignon était fermée par une barrière, tandis que la venelle du petit pont (vers la rue du Gac) l’était par une grille.

Peint par Gauguin en 1894, il fut également peint par Daucho en 1943 et est exposé au musée de Pont-Aven.

Le moulin de Kerniguez

Le moulin de Kerniguez (n°V) situé sur la rive gauche de l’Aven, il recevait aussi l’eau d’un affluent le Saint Eloi , canalisé jusqu’au Poche Menu.

Le moulin du Petit Poulguin

Le moulin du Petit Poulguin (n°VI), situé sur la rive gauche de l’Aven, accessible aujourd’hui par le parking dans la rue du Général de Gaulle. Il tient son nom du breton Poul=trou et Guin=tumulte ou Gwen=blanc du fait du remous créé par le chaos de L’Aven. Il comportait 2 meules actionnées par 2 roues. Les eaux de ce moulin venaient remplir l’étang du moulin de Pénanros : le Poche Menu. Paul Gauguin y a peint « Les Dindons » en 1888.

Le moulin de Pénanros

Le moulin de Pénanros (n° VII) tient son nom du ruisseau, le Penanroz, qui rejoint l’Aven à cet endroit. Il dépendait de l’abbaye de Saint Maurice de Quimperlé. Il comportait une grande roue et une petite roue en aval. En 1791, il fut acquis par le locataire Yves Lollichon dont les descendants exploitent toujours la minoterie à cinq étages en laquelle il fut transformé en 1928. C’est la seule minoterie qui perpétue de nos jours cette tradition séculaire et appartient encore à la même famille de meunier depuis la Révolution ; les Dérout descendant des Lollichon.

Le moulin de la scierie Brunou

Le moulin de la scierie Brunou (n°VIII) situé sur la promenade Xavier Grall, en face du médaillon. Il est encore possible de voir les ruines de l’ouverture de l’axe de la roue.

Le moulin de la Petite Tourte

Le moulin de la Petite Tourte (n°IX). C’était aussi une scierie. Situé sur le Pénanros, affluent de l’Aven, c’était le seul où l’eau arrivait par-dessus la roue
Anecdote - Drôle d’église : Au XIXè, après démolition de la chapelle Saint Joseph et en attendant la construction de l’église, les messes eurent lieu dans l’atelier de menuiserie et une cour attenante de ce moulin. Un figuier accueillait momentanément une des cloches.

Le moulin Poulhoas

Le moulin Poulhoas (n° X), du breton Poul hoas=la mare aux canards. La famille Limbourg (du Duché de Limbourg) l’acquit sur adjudication au détriment du Sieur Derval, émigré, l’an II de la République. Au début du XXème siècle, les propriétaires le transformèrent en minoterie. Elle fonctionna jusqu’après la seconde guerre mondiale à l’aide d’une roue hydraulique et, au moment des basses eaux, avec une machine à vapeur.

Le moulin de Rosmadec

Le moulin de Rosmadec (n° XI). Il date du XVème siècle et dépendait, comme tous les autres, d’un château, celui du marquis de Rosmadec. Il a cessé son activité l’année de la mort de Théodore Botrel en 1925. C’est depuis un restaurant gastronomique. A l’intérieur, on peut admirer les 2 meules nommées « meule martinet » et « meule arondel » (hirondelle)

Le moulin de la Porte Neuve

Le moulin de la Porte Neuve (n° XII), propriété successive des Seigneurs de la Porte Neuve de Riec-sur-Bélon et du Hénan en Névez. On le connaît donc aussi sous le nom de moulin à eau du Hénan par opposition au moulin à mer que l’on connaît.

Appartenant aux émigrés Euzenou de Kersalaun, en l’an VII de la République, il sera attribué à la plus forte enchère à un citoyen terrien, Jean-Michel Cadelan de Quimperlé, agissant pour son compte ou pour la famille Simonou. En tous cas, Philibert Simonou en est propriétaire en 1832. L’exploitation sera continuée par son gendre Limbour Thomas Théodore (1841-1906) puis son petit-fils Limbour Thomas Alexandre René (1870-1932). En 1900, il comprenait 2 meules actionnées par 2 petites roues.
Les Limbour surnommés Chir (pour hir =long à cause de leur aspect physique ou d’un tic de langage) connaîtront un sort malheureux : un enfant se noiera sous la roue du moulin et en 1931, ce sera la faillite. Vendu aux enchères publiques en 1936, le moulin sera occupé par un médecin, puis revendu en 1941 à Job Péron, avec le bief, le déversoir, soit la moitié de la rivière.
La décoration extérieure surprend par ses sculptures aux extrémités du toit. L’explication est peut-être que les sculptures proviennent du château de Rustéphan, en ruines avant la Révolution, et également propriété des Euzenou.

Le moulin Ty Meur ou St Guénolé

Le moulin Ty Meur ou St Guénolé (n° XIII), tient son nom du breton Ty=maison et Meur=grande ou de la colline St Guénolé qui le domine. En 1900, il comprenait 3 meules actionnées par 3 roues. Il fut immortalisé par le tableau « Les Lavandières » de Paul Gauguin en 1888.

Le moulin du Grand Poulguin

Le moulin du Grand Poulguin (n° XIV) tient son du breton Poul=trou et soit Gwen=blanc soit Guin=tumulte, du chaos sur lequel il est construit provoquant tumulte et bruit. Ou encore Poul=trou et Gwin=vin, trou à vin car lieu où était entreposé le vin.
Tenu par Sébastien Even, aïeul du peintre local André EVEN, qui l’a acheté en 1883 à la Marquise des Nétumières. Il le quitta pour raison de santé et s’installa à la ferme de Kerevennou. Puis la famille Lijour, autres meuniers que l’on retrouve en amont sur l’Aven, exploitèrent le moulin ; leur dernier locataire sera Louis Le Bec jusqu’après 1945.
On peut encore y admirer une des meules, deux roues et les vannes. Il servit de décor au film « les galettes de Pont-Aven ».

Le moulin du Petit Pénanros

Le moulin du Petit Pénanros (n°0), disparu. En réalité, il existait un 15è moulin à Pont-Aven, situé sur l’ancienne voie de chemin de fer au lieu-dit Pénanros. A son emplacement, la municipalité a aménagé un jardin, une promenade et un parcours sportif.

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