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Marcel Gonzalez

Marcel GONZALEZ (1928 – 2001), l’enfant adoptif

Pour consulter le site officiel du peintre, cliquez ici.

Marcel Gonzalez est un des rares artistes à avoir choisi Pont-Aven comme pays d’adoption et de résidence. À part quelques escapades de courte durée à Quimper, au Pays Bigouden, à Guidel, il s’est définitivement ancré dans notre ville.

Arrivé à Pont-Aven en 1962 en villégiature, il choisit de s’y établir définitivement. Il s’installe avec femme et enfants à l’Hôtel de la Poste, chez Nicole Correlleau. L’artiste se définit comme « réaliste visionnaire ». Un peintre authentique habité par « la rage de peindre » selon son ami Xavier Grall.

Son enfance en Algérie

Dernier né d’une famille de sept enfants, il est né à Oran en 1928. Ses parents, d’origine espagnole, utilisaient leur langue mais parlaient en français aux enfants. Chaque enfant, sous la houlette de la mère mélomane, choisissait de jouer d’un instrument de musique. Pour lui, ce sera le piano.

Dès l’école, il est attiré par le dessin et bénéficiera des bons conseils d’un frère aîné, très doué, dont la vocation d’artiste fut contrariée par la famille. À l’âge de 14 ans il s’inscrit à l’école des Beaux Arts d’Oran et remporte un concours de dessin où ses concurrents avaient 19-20 ans. Ce premier succès le stimule dans sa décision de se destiner à la peinture. À 19 ans, en 1947, il expose pour la première fois à la Galerie Colline d’Oran qui expose aussi des œuvres d’Asselin et de Rafel Tona et il y vend ses premières œuvres.

Il concourt à Alger en 1946 pour une bourse d’étude à Paris, 1er candidat d’Oran à ce concours supprimé pendant la guerre. Malheureusement, (ou heureusement ?) il tombe malade et sa maladie le contraint à quitter l’Algérie pour des soins qui ne pouvaient être donnés qu’en France. Il ne retournera jamais en Algérie.

Arrivé en France

C’est durant les longues périodes de repos imposées par sa maladie et au contact de ses camarades français, qu’il prend conscience de son appartenance naturelle à la culture hispanique. Il se plonge donc dans la littérature espagnole.

Après un séjour en Alsace (Colmar) et en Rhénanie, il se retrouve à Sceaux. Sceaux est une étape importante dans sa vie car c’est là qu’il y nouera de solides amitiés, celles qui résistent au temps et à la séparation géographique.

Après avoir reçu une bourse d’études en gravure, il abandonne car il veut se consacrer à la peinture. Il suit donc, l’après-midi, en auditeur libre, les cours de l’atelier de la Grande Chaumière. Il ne pourra suivre les cours de Gromaire et de Léger car ces maîtres n’enseignent que le matin.

Après une période classique, faisant suite aux Beaux-Arts d’Oran, il changera sa manière de peindre et à Paris, pendant quelques temps, la peinture abstraite sera l’expression de son talent. Picasso, Léger, Tal-Coat marquaient ces années 1945-1950 et « les artistes se laissent parfois imprégner malgré eux ». Alors, « petit à petit j’abandonne l’abstrait en commençant des petits dessins en marge et je choisis une peinture en fonction de ce dessin ».

Il expose, pendant douze ans, à la Galerie du Bac et n’aura pas d’autres galeries parisiennes dans cette période de 1950 à 1965, car il refuse les contraintes et les impositions de style de celles-ci.

Installation en Bretagne

En 1962, un de ses très bons amis de Sceaux, André Brechet, un auvergnat qui travaille au Crédit Agricole, lui propose un tour de Bretagne, lors d’un de ses déplacement professionnels. St Malo, Vannes, St Guénolé, Quimper…Cet ami connaît bien la Bretagne car il a épousé une bretonne. Il s’arrête chez Jean-Marie Martin au Passage Lanriec et son ami le convainc de pousser jusqu’à Pont-Aven. Marcel Gonzalez, au premier abord, n’est pas particulièrement attiré par Pont-Aven. Gauguin, l’Ecole de Pont-Aven, Gauguin encore…mais son ami l’entraîne : les Mimosas, Correlleau…stupéfaction ! dans le bar, il trouve des tableaux d’Asselin et de Rafel Tona qui exposent dans la même galerie parisienne que lui. L’ami rentrera seul à Paris, Marcel Gonzalez s’installera chez Correlleau pendant 3 mois puis chez Botrel. Coup de foudre pour Pont-Aven ? Non, mais seulement une ambiance prenante. Il y a d’autres artistes, entre autres Derlain et Huchet. La population ne s’offusque pas des frasques de la joyeuse bande et il n’y a pas de ségrégation entre celle-ci et les artistes : « la mentalité artiste passe bien ici ».

Mingam lui fera connaître Grall et Perros.

Même quand il partira au Pays Bigouden, où il trouvera la matière de sa série sur les paysages maritimes et les marins, il laissera ses toiles en dépôt chez Madame Guillerm, signifiant par la même son intention de revenir à Pont-Aven.

Cette vie, loin de l’agitation parisienne, lui convient car « Paris, les modes passent, cela fait du bruit pendant deux ans puis tout sombre dans l’oubli. Toute vie extérieure est illusoire, c’est en soi que l’on trouve son inspiration, sa force mais aussi sa faiblesse et tout cela se traduit sur les toiles ».

Tout le monde parle, tout le monde écrit, il y en a qui ont des talents d’orateurs, d’autres d’écrivains. La peinture, c’est un langage aussi. Il y a ceux qui parlent mieux que d’autres.
Marcel Gonzalez

« La terre est bonne ici, ce que j’y ai planté n’aurait peut-être pas poussé ailleurs »

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