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  • Vue sur Pont-Aven depuis le bois d’amour
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Renouveau artistique

Renouveau artistique à l’entre-deux-guerres et années 1960

Le XXème siècle, le renouveau de la vocation picturale de Pont-Aven
Le succès change le visage de Pont-Aven que les peintres délaissent petit à petit. Quand la Grande guerre éclate, les touristes ont remplacé "les rapins" chez Marie-Jeanne Gloanec et Julia Guillou.

On reconnaît peu à peu l’importance de Gauguin et son passage rend Pont-Aven célèbre. Dans les années 1920, timidement, les peintres reviennent dans la ville inspirée. Les auberges sont là une fois encore pour accueillir, particulièrement l’Hôtel de la Poste avec Julia Correlleau qui reprend le flambeau des bonnes hôtesses, et son mari, le peintre Ernest Correlleau, regroupent une nouvelle équipe : Maurice Asselin, Jacques Vaillant, Pierre Eugène Clairin … sans oublier Pierre Mac Orlan, l’écrivain. Les nouveaux venus, peintres intimistes au réalisme grave marqué par le sentiment de la fuite du temps, se conduisent en dilettante dans la vie. Pont-Aven, pour eux, est avant tout un art de vivre où les bonnes hôtesses jouent les premiers rôles. Le peintre Compard délivre à Julia Correlleau le message de tous : "… comment allez-vous et cet étonnant Pont-Aven si enchanté grâce à toi".

Ce n’est qu’en 1939, qu’une plaque rappelant le souvenir de l’Ecole de Pont-Aven sera apposée sur la façade de l’ancienne auberge Marie-Jeanne Gloanec, en présence de Emile Bernard et Maurice Denis.

La seconde guerre clôt ce chapitre de la vie picturale. Les souvenirs de l’époque héroïque se sont estompés ; seul Jourdan, pauvre hère, traîne sa misère dans les rues de Pont-Aven et y croise un autre artiste, Delavallée.

Il faut attendre 1953, à l’occasion du cinquantenaire de la mort de Paul Gauguin, pour voir une exposition dont le fleuron fut « la Belle Angèle ».

Parallèlement, Nicole Correlleau succède à sa mère à l’hôtel de la Poste. Son mari décédé en 1952, elle dut, seule, faire face aux charges familiales et commerciales. Sa jeunesse, sa gentillesse, sa générosité attirèrent une nouvelle génération d’artistes à l’Hôtel de la Poste. Elle saura à la fois garder les clients de sa mère, comme les peintres Bompard et Compard, et se créer sa propre clientèle. Tous ne restent pas longtemps des hôtes mais deviennent des amis ; chaque soir, des personnes séjournant ou passant dans la région savent qu’elles trouveraient au bar, puis au restaurant, une atmosphère aimable et chaleureuse. Le marin pêcheur y côtoie l’ambassadeur, le Pontavéniste, le Parisien en vacances.
Le 20 octobre 1954 dans Ouest-France, à propos du séjour de Vlaminck à l’hôtel, Daucho écrivit : « c’est le bon gîte de l’hôtel de la poste, avec l’amitié, la tranquillité, la simplicité » qui avait séduit « le fauve ».

En 1962, Marcel Gonzalez, de passage à Pont-Aven avec un ami, s’installera chez Nicole pour 3 mois – il s’installera définitivement à Pont-Aven. Claude Huart, artiste originaire du Nord installé à Lorient - Xavier Grall, journaliste et poète - le grand ami de celui-ci Jean Mingam, artiste - Michel Thersiquel - Glenmor que tous appelaient Milig - le poète Georges Perros installé à Douarnenez forment le noyau fidèle de « Zicou », nom amical donné à Nicole. Nicole a su faire de son hôtel un endroit des plus agréables, le bar, le salon, la salle à manger sont couvert de toiles et de gravures que Julia et sa fille Nicole ont accumulées soit par des achats ou tout simplement laissées pour solde de tout compte par des artistes dont les fins de mois étaient difficiles. En 1979, pour raisons de santé, Nicole abandonne tout ce qui faisait sa vie et ferme son bar.

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