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Armand SEGUIN (1869 – 1903)

Né à Paris en 1869, élève à l’Ecole des Arts Décoratifs avec Ibels, Seguin visite l’exposition du café Volpini en 1889 et est fort impressionné.

En 1891, il est à Pont-Aven, comme en témoigne son portrait dessiné par Forbes Robertson et restera désormais en Bretagne la plupart du temps sauf quelques séjours à Paris. En 1892, il habite Pont-Aven et fait la connaissance de Emile Bernard. En 1893, il habite la villa « St Julien » au Pouldu où il travaille une série d’eaux fortes, en compagnie de O’Conor. Ses liens d’amitié avec celui-ci resteront très forts et ils échangeront une correspondance suivie pendant 8 ans.

L’hiver 1893, il est à Paris où il fréquente l’atelier de Gauguin avec Pablo Durrio. Au printemps 1894, il de retour à Pont-Aven et au Pouldu où il devient l’élève préféré et le compagnon inséparable de Gauguin. Son maître est exigeant et va même jusqu’à le menacer de son pistolet afin de lui interdire l’emploi des couleurs complémentaires. Le 25 mai 1894, il est présent sur le port de Concarneau lors de la bagarre où Gauguin a la cheville brisée par un marin. Il est même contraint de fuir à la nage pour échapper à ses agresseurs.

Gauguin le considère comme un artiste très doué et rédige la préface de son exposition chez Le Barc de Boutteville en 1895 : qu’il me suffise d’avertir le visiteur que Seguin est avant tout un cérébral – je ne dis pas, certes, un littéraire – qu’il exprime non ce qu’il voit mais ce qu’il pense par une originale harmonie des lignes, par un dessin curieusement compris dans l’arabesque.

Seguin produit des estampes (eau forte, zincographie, lithographie), il est meilleur dessinateur que peintre, ce qui fut pour lui une tragédie car il ne vivait que pour la peinture. Ses gravures évoquent à la fois l’influence de Bernard et le souvenir des estampes japonaises ; il y manifeste toute sa virtuosité.

Il demeure à Paris en 1898, secouru par Ibels et O’Conor. En 1900, il est Châteaulin où il travaille à l’illustration de « Gaspard de la nuit » pour Ambroise Vollard et « Manfred », resté inachevé. Il est malade et dans la misère quand Sérusier le recueille chez lui à Châteauneuf-du-Faou. Chroniqueur du groupe de Pont-Aven, il se met à écrire ses souvenirs dont il publie la première partie dans la revue L’Occident en 1903.

Miné par la tuberculose, il meurt à 34 ans, en décembre 1903 à Châteauneuf-du-Faou.

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